
La Havane – L’une des figures historiques de la Révolution cubaine, Ramiro Valdés Menéndez, est décédée dimanche à La Havane à l’âge de 94 ans, ont annoncé les médias d’État cubains. Vice-Premier ministre et proche compagnon de lutte de Fidel Castro, il était considéré comme l’un des principaux artisans de la révolution qui a changé le destin politique de Cuba.
Dans une note publiée par le site officiel Cubadebate, les dirigeants du Parti communiste, de l’État et du gouvernement ont fait part de leur profonde tristesse après la disparition du commandant révolutionnaire.
« C’est avec une profonde tristesse que les dirigeants du Parti, de l’État et du gouvernement informent le peuple cubain du décès du commandant historique de la Révolution, Ramiro Valdés Menéndez », indique le communiqué.
Décoré du titre de Héros de la République de Cuba et du Travail, Ramiro Valdés est décédé dimanche matin après avoir consacré sa vie au service de la nation, selon les autorités cubaines.
Né le 28 avril 1932, il fait partie du cercle restreint des révolutionnaires ayant participé à l’assaut de la caserne Moncada, le 26 juillet 1953, une attaque dirigée par Fidel Castro et considérée comme l’acte fondateur de la lutte contre le régime de Fulgencio Batista.
Ramiro Valdés était également à bord du yacht Granma, qui transporta en décembre 1956 un groupe de révolutionnaires de retour à Cuba pour poursuivre l’insurrection. Il rejoignit ensuite l’Armée rebelle dans la Sierra Maestra, où il combattit aux côtés de Fidel Castro et d’Ernesto « Che » Guevara jusqu’au triomphe de la Révolution en 1959.
Au fil des décennies, il a occupé plusieurs fonctions de premier plan au sein de l’appareil d’État cubain, devenant l’une des personnalités les plus influentes et les plus respectées du régime.
À l’annonce de son décès, le président cubain Miguel Díaz-Canel lui a rendu un hommage appuyé.
« Le départ physique du commandant de la Révolution, Ramiro Valdés Menéndez, est une perte profonde, comme celle d’un père », a écrit le chef de l’État sur les réseaux sociaux, avant de conclure par la célèbre devise révolutionnaire : « Jusqu’à la victoire, toujours, Commandant ! »
Avec la disparition de Ramiro Valdés, Cuba voit s’éteindre l’un des derniers témoins et acteurs de la génération révolutionnaire qui a façonné l’histoire contemporaine de l’île.
Maken LOUIS