L’Iran poursuit les cérémonies d’hommage à son ancien Guide suprême, Ali Khamenei, dont les obsèques doivent s’achever le 9 juillet 2026 à Machhad. Plus de quatre mois après sa mort lors des premières frappes américaines et israéliennes contre l’Iran dans la nuit du 28 février 2026, les autorités iraniennes organisent des funérailles nationales d’une ampleur exceptionnelle.
Depuis le 4 juillet, le cercueil de l’ancien dirigeant est exposé dans l’enceinte de la Grande Mosalla de Téhéran. Des dizaines de milliers de personnes s’y sont déjà rendues pour lui rendre un dernier hommage. Les cérémonies, retransmises par les médias d’État, témoignent de l’importance politique, religieuse et symbolique de celui qui a dirigé la République islamique durant plus de trois décennies.
Au cours des derniers jours, plusieurs processions religieuses ont traversé les principales artères de Téhéran. Les participants ont scandé des slogans en hommage au défunt Guide suprême, tandis que les autorités ont mis en place un important dispositif de sécurité afin d’assurer le bon déroulement des cérémonies.
Le programme officiel prévoit également le transfert du cercueil vers plusieurs villes d’Iran ainsi qu’en Irak avant son inhumation définitive à Machhad, ville sainte située dans le nord-est du pays et lieu de naissance d’Ali Khamenei. Ce long parcours funéraire reflète la volonté des autorités iraniennes de permettre à la population de lui rendre un dernier hommage dans plusieurs hauts lieux religieux.
Les cérémonies devraient également revêtir une dimension diplomatique importante. Des représentants et responsables venus d’une trentaine de pays sont attendus, notamment de nombreux États du Moyen-Orient et d’Asie. L’ancien président russe Dmitri Medvedev figure parmi les personnalités annoncées.
Au-delà de l’aspect religieux, ces funérailles interviennent dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. Elles constituent un moment décisif pour l’Iran, qui cherche à afficher son unité nationale après plusieurs mois de conflit avec Israël et les États-Unis. Les autorités espèrent que cette mobilisation populaire renforcera le message de résilience envoyé à la communauté internationale.
par : DICHI JOSEPH