Lè débat sur la participation des personnalités sanctionnées aux prochaines élections en Haïti prend une nouvelle dimension. Le président du Conseil électoral provisoire (CEP), Jacques Desrosiers, affirme clairement que le décret électoral prévoit l’exclusion de tout candidat faisant l’objet de sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies.
Selon le responsable électoral, cette disposition est obligatoire pour le CEP, qui doit appliquer le décret considéré comme le cadre légal définissant les règles du processus électoral. « Si une personne est sous sanction du Conseil de sécurité de l’ONU, elle ne pourra pas être candidate », a-t-il expliqué dans une interview accordée à AyiboPost.
Cette position intervient alors que la présence éventuelle de personnalités sanctionnées dans la course électorale suscite de fortes réactions dans le pays. La communauté internationale suit également de près la question, notamment après les déclarations de l’ambassadeur américain en Haïti, Henry T. Wooster, qui avait exprimé ses réserves sur la présence de personnes sanctionnées par Washington parmi les candidats, tout en rappelant que les sanctions ne constituent pas des condamnations judiciaires.
Pour le CEP, la ligne est tracée : les règles du jeu électoral seront celles établies par le décret. Reste à voir comment cette décision sera appliquée concrètement et quelles conséquences elle aura sur le paysage politique haïtien.