Port-au-Prince, 23 juillet 2026 – Pour sa dernière conférence de presse avant son départ d’Haïti, le chargé d’affaires américain Henry Wooster a livré un message fort sur plusieurs dossiers sensibles qui marquent la crise actuelle du pays, notamment le retour de l’ancien président Michel Martelly, la sécurité, les gangs armés, le trafic d’armes, le TPS et l’organisation des prochaines élections.
La déclaration qui a particulièrement retenu l’attention concerne Michel Martelly. Henry Wooster a affirmé que « c’est à la justice haïtienne de décider du sort de Martelly », rappelant que les sanctions internationales ne remplacent pas une décision judiciaire nationale. Selon lui, les procédures judiciaires doivent suivre leur cours devant les institutions haïtiennes compétentes.
Cette position, conforme au principe de souveraineté judiciaire, intervient toutefois dans un contexte où le système judiciaire haïtien fait face à de nombreuses critiques liées au manque de moyens, aux pressions politiques et aux difficultés à fonctionner efficacement.
Lors de son intervention, le diplomate américain a également insisté sur la nécessité de lutter contre les réseaux criminels qui alimentent l’insécurité. Il a évoqué la présence de liens entre certains acteurs, notamment des membres corrompus des forces de sécurité, des groupes armés et d’autres secteurs influents, appelant à un démantèlement de ces réseaux.
Henry Wooster a aussi réaffirmé l’engagement des États-Unis à accompagner Haïti dans la recherche d’une solution durable à la crise sécuritaire et politique. Son départ marque la fin d’une mission diplomatique menée dans une période particulièrement difficile pour le pays, alors que les autorités haïtiennes tentent de préparer un retour à l’ordre institutionnel et l’organisation d’élections.