
Le Gouvernement haïtien et le Système des Nations Unies ont décidé de prolonger leur cadre de coopération jusqu’au 31 décembre 2028. Cette décision a été prise lors de la réunion du Comité de Pilotage du Cadre de coopération, consacrée à la revue annuelle 2025 et à l’adaptation des orientations communes au contexte actuel du pays.
Selon un communiqué du ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), la rencontre s’est tenue le 30 juillet à l’hôtel Karibe sous la coprésidence de la ministre Sandra Paulemon et de la coordonnatrice résidente des Nations Unies en Haïti, Nicole Boni Kouassi. Plusieurs membres du gouvernement, des représentants des Nations Unies, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs de la société civile ont pris part aux échanges portant sur le bilan de la coopération et les perspectives du prochain cycle.
Les discussions ont principalement porté sur l’alignement de l’appui des Nations Unies sur les priorités nationales, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, sociaux et institutionnels. Le MPCE a rappelé que le rétablissement de la sécurité, le renforcement des services sociaux essentiels, la protection des droits humains, la lutte contre les violences basées sur le genre et l’accompagnement de la transition démocratique figurent parmi les axes prioritaires retenus par le Gouvernement.
Au cours de la réunion, les participants ont également examiné les résultats enregistrés dans la mise en œuvre du cadre existant ainsi que les ajustements nécessaires pour la période à venir. Le nouveau cadrage programmatique devra notamment prendre en compte les Objectifs de développement durable (ODD), avec une attention particulière portée à la lutte contre la pauvreté, l’accès aux services de base, la résilience des communautés et la consolidation des institutions.
Avec cette extension jusqu’en 2028, le Gouvernement et les Nations Unies entendent poursuivre leur collaboration autour des priorités nationales définies. La mise en œuvre de ce cadre dépendra toutefois de la capacité des institutions concernées et des partenaires à coordonner leurs actions, mobiliser les ressources nécessaires et assurer un suivi régulier des engagements pris.