Au lendemain de raids meurtriers ayant frappé la capitale libanaise, la trêve fragile entre les États-Unis et l’Iran entame sa deuxième journée dans un climat de fortes inquiétudes internationales quant à un possible embrasement régional.
La capitale libanaise se réveille sous le choc après une nouvelle vague de frappes israéliennes ayant provoqué d’importantes destructions à Beyrouth et dans ses environs. Des quartiers entiers portent les stigmates des bombardements, tandis que les équipes de secours poursuivent leurs recherches dans les décombres à la recherche de survivants. Des habitants, encore traumatisés, tentent de récupérer quelques effets personnels au milieu des bâtiments endommagés.
Ces attaques surviennent alors que la trêve fragile conclue entre les États-Unis et l’Iran entre ce jeudi dans sa deuxième journée. La communauté internationale redoute que l’escalade militaire au Liban ne compromette les efforts diplomatiques engagés pour apaiser les tensions au Moyen-Orient.
Le vice-président américain J.D. Vance, attendu samedi au Pakistan pour conduire la délégation américaine lors de discussions avec l’Iran, a déclaré qu’il appartenait aux dirigeants iraniens de décider si la trêve échouerait en raison de la situation au Liban.
Israël affirme agir pour neutraliser des menaces sécuritaires liées à des groupes alliés de Téhéran, tandis que l’Iran condamne les frappes et accuse l’État hébreu de vouloir fragiliser le processus de désescalade. L’avenir du cessez-le-feu demeure incertain alors que la population civile continue de subir les conséquences directes des affrontements.
Maken Louis