Les électeurs djiboutiens sont appelés aux urnes ce vendredi 10 avril pour élire leur président dans un scrutin largement considéré comme joué d’avance. Au pouvoir depuis 1999, le chef de l’État sortant Ismaïl Omar Guelleh sollicite un sixième mandat à la tête du pays.
Face à lui, Mohamed Farah Samatar, candidat d’un parti politique ne disposant d’aucun représentant au Parlement, apparaît comme un adversaire marginal. Cette configuration électorale renforce l’idée d’une élection sans véritable compétition politique, selon plusieurs observateurs.
Ismaïl Omar Guelleh domine la scène politique djiboutienne depuis plus de deux décennies, soutenu par une majorité solide et un appareil d’État fortement structuré autour du pouvoir présidentiel. L’opposition, affaiblie et fragmentée, peine à mobiliser face au président sortant.
Le scrutin se déroule dans un contexte marqué par des enjeux régionaux et sécuritaires importants pour ce petit État stratégique de la Corne de l’Afrique, qui accueille plusieurs bases militaires étrangères. Les résultats officiels sont attendus dans les prochains jours, sauf surprise majeure, ils devraient confirmer le maintien au pouvoir d’Ismaïl Omar Guelleh.
Maken Louis