Au Nigeria, la justice a officiellement inculpé mardi 21 avril six hommes, parmi lesquels un général de division à la retraite, accusés d’avoir participé à la préparation d’un coup d’État présumé en octobre 2025. Cette affaire relance les interrogations sur la stabilité politique et la discipline au sein des forces armées nigérianes.
Selon le parquet, les suspects auraient pris part à des réunions et à des démarches visant à renverser les autorités en place. Les chefs d’accusation n’ont pas encore été détaillés publiquement, mais les autorités affirment disposer d’éléments suffisants pour engager des poursuites judiciaires.
Dans un premier temps, le gouvernement nigérian avait fermement démenti toute tentative de putsch, alors que l’armée annonçait simultanément l’arrestation de seize officiers pour de simples « problèmes d’indiscipline ». Cette version officielle avait suscité des doutes au sein de l’opinion publique et chez plusieurs observateurs politiques.
Quelques semaines plus tard, le président Bola Tinubu avait procédé à un vaste remaniement de l’état-major militaire, une décision interprétée par certains analystes comme une mesure destinée à renforcer le contrôle civil sur l’armée et à prévenir toute instabilité interne.
Le Nigeria, première puissance démographique et économique d’Afrique, reste confronté à de multiples défis sécuritaires, notamment la lutte contre les groupes armés et les tensions politiques internes. Les autorités assurent vouloir traiter cette affaire dans le respect de la loi afin de préserver l’ordre constitutionnel.
Le procès des six accusés devrait permettre d’éclaircir les circonstances exactes de ce projet présumé de coup d’État et son éventuelle implication au sein de l’appareil militaire nigérian.
Maken Louis