L’ancien président sénégalais Macky Sall a passé mercredi 22 avril son audition officielle devant l’Assemblée générale des Nations unies, dans le cadre du processus de sélection du prochain secrétaire général de l’organisation, appelé à succéder à António Guterres.
Cette audition publique, souvent qualifiée de « grand oral », marque une étape importante dans la procédure onusienne. Les candidats doivent y présenter leur vision pour l’avenir de l’ONU et répondre aux questions des États membres sur les grands défis internationaux, notamment les conflits armés, le changement climatique, la gouvernance mondiale et la réforme du multilatéralisme.
Macky Sall se distingue parmi les prétendants à ce poste stratégique. Il est le seul candidat africain en lice et également le seul à ne jamais avoir occupé de fonction officielle au sein des Nations unies. Autre particularité notable : sa candidature n’a pas été portée par son propre pays, le Sénégal, mais par le Burundi, qui a officiellement proposé son nom.
Ancien chef d’État du Sénégal de 2012 à 2024, Macky Sall met en avant son expérience politique, son rôle dans la diplomatie africaine et sa participation à plusieurs initiatives internationales, notamment sur les questions de développement et de financement des économies africaines.
La succession d’António Guterres suscite une forte attention diplomatique, plusieurs États estimant que le prochain secrétaire général pourrait provenir du continent africain, au nom du principe de rotation régionale informelle qui guide souvent ce choix.
Le processus de sélection doit encore se poursuivre avec des consultations entre les États membres et, surtout, avec le Conseil de sécurité, dont l’aval sera déterminant avant la nomination finale par l’Assemblée générale.
Maken Louis