L’Accord de Montana a vivement réagi au dernier rapport du Secrétaire général des Nations unies consacré à la situation en Haïti. Dans un communiqué publié le 26 avril 2026, le mouvement politique rejette les conclusions du document, qu’il juge partiales et éloignées de la réalité nationale.
Depuis Pétion-Ville, l’organisation affirme que le rapport présente une lecture biaisée de la crise haïtienne. Elle conteste notamment l’idée d’une continuité institutionnelle avancée par les Nations unies. Selon l’Accord de Montana, le pays traverse plutôt un vide constitutionnel qui favoriserait une concentration excessive du pouvoir politique.
Le mouvement met également en cause le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). Il accuse la mission onusienne de manquer de neutralité et d’aller au-delà de son mandat d’appui technique et institutionnel. Pour l’Accord de Montana, l’action du BINUH contribuerait à renforcer certaines orientations politiques au détriment d’un véritable consensus national.
Sur le plan sécuritaire et social, l’organisation évoque une dégradation persistante de la situation. Elle souligne la multiplication des violences armées, l’augmentation du nombre de personnes déplacées internes ainsi que l’affaiblissement continu des institutions publiques.
Face à cette crise multidimensionnelle, l’Accord de Montana appelle à une réévaluation du rôle des acteurs internationaux en Haïti. Le mouvement plaide pour une solution politique fondée sur un dialogue inclusif entre les forces nationales et insiste sur le droit du peuple haïtien à décider souverainement de son avenir politique.
Maken Louis