Au Sénégal, le projet de réforme du code électoral suscite déjà de vifs débats sur la scène politique. L’Assemblée nationale examine ce mardi 28 avril un texte proposé par des députés du parti au pouvoir, dans un climat marqué par des critiques venues aussi bien de l’opposition que d’alliés du président Bassirou Diomaye Faye.
La coalition Diomaye Président, qui soutient pourtant le chef de l’État, a exprimé ses réserves concernant certains points du projet de loi. Lors d’une déclaration rendue publique lundi 27 avril à Dakar, ses responsables ont dénoncé des dispositions jugées problématiques et susceptibles d’alimenter la polémique politique.
Selon la coalition, la réforme telle que présentée risque de fragiliser le consensus politique autour des règles électorales, un élément considéré comme essentiel pour préserver la stabilité démocratique du pays. Elle appelle ainsi à une révision plus inclusive du texte, fondée sur le dialogue entre l’ensemble des acteurs politiques.
Cette prise de position rapproche la coalition présidentielle des critiques formulées par l’opposition. Celle-ci accuse le parti Pastef d’avoir déposé cette réforme dans le but de garantir l’éligibilité de son leader, le Premier ministre Ousmane Sonko, lors de futures échéances électorales.
De son côté, le camp au pouvoir défend une réforme destinée, selon lui, à moderniser le système électoral et à corriger certaines ambiguïtés juridiques existantes.
Le débat parlementaire s’annonce donc particulièrement animé, alors que la question des règles électorales reste un sujet sensible au Sénégal, à l’approche des prochains rendez-vous politiques majeurs.
Maken Louis