
Le gouvernement haïtien a procédé, ce lundi 4 mai 2026, à l’annonce d’un ajustement du salaire minimum dans le secteur de la sous-traitance. Cette décision, présentée comme une réponse aux pressions socio-économiques actuelles, s’accompagne d’un ensemble de mesures visant à atténuer l’impact du coût de la vie sur les travailleurs.
Réuni au siège du Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES), à Delmas 75, le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Collin, était présent aux côtés de plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre de la Planification et de la Coopération externe, la ministre a.i. des Affaires sociales et du Travail, ainsi que le directeur général du FAES. C’est dans ce cadre qu’il a confirmé que le nouveau salaire minimum est fixé à 1 000 gourdes par jour.
Selon le ministre, cette mesure s’inscrit dans une dynamique progressive visant à améliorer les conditions de rémunération des travailleurs, particulièrement dans les secteurs les plus exposés. Il a toutefois souligné la nécessité de tenir compte des équilibres économiques afin de garantir une application soutenable de cette revalorisation.
Parallèlement, les autorités ont évoqué des discussions en cours autour d’un ajustement du coût de l’énergie, notamment dans la zone industrielle du Parc Caracol. Une baisse du tarif de l’électricité à 21 centimes par kilowatt est envisagée à partir de janvier 2027, dans une perspective de soutien à la compétitivité du secteur productif et à l’allègement des charges des entreprises.
En complément, une enveloppe de 625 millions de gourdes sera mobilisée pour appuyer directement les ouvriers sur une période de cinq mois, couvrant la fin de l’exercice fiscal 2025-2026. Pour l’exécutif, ces différentes mesures traduisent une volonté d’agir simultanément sur le pouvoir d’achat, la protection sociale et la relance économique.