
L’Organisation des États américains (OEA) a appelé, le 6 mai 2026, à accélérer la mise en œuvre de la feuille de route pour la stabilité et la paix en Haïti. L’institution estime que certaines étapes ont été franchies, mais considère que leur traduction en résultats concrets demeure insuffisante dans un contexte sécuritaire toujours dégradé.
Réuni en session du Conseil permanent, le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, a présenté un point d’étape sur l’action de l’organisation en Haïti. Il a indiqué que l’OEA cherche désormais à mieux structurer et coordonner ses interventions, en insistant sur une approche plus opérationnelle face à l’évolution de la crise.
Sur le plan politique, Ramdin a évoqué l’adoption d’un décret électoral en décembre comme un élément ayant permis de formaliser davantage la planification du processus. Toutefois, il a souligné que des obstacles importants persistent, notamment en matière de sécurité, d’enregistrement des électeurs et de mobilisation des ressources nécessaires à l’organisation des prochaines étapes.
La situation sécuritaire demeure, selon lui, « extrêmement instable », avec des incidents récurrents affectant plusieurs zones sensibles. Dans ce contexte, l’OEA estime que la feuille de route ne peut produire d’effets durables sans une mise en œuvre plus rigoureuse et mieux coordonnée, au-delà des annonces et des engagements institutionnels.