Les autorités dominicaines ont confirmé qu’elles n’autoriseront pas l’entrée de l’homme d’affaires haïtien Dimitri Édouard Vorbe sur leur territoire, malgré une décision judiciaire américaine prévoyant son expulsion vers ce pays. Une situation qui complique l’exécution de la mesure décidée aux États-Unis.
Santo Domingo a tranché. La ministre dominicaine de l’Intérieur et de la Police, Faride Raful, a indiqué que Dimitri Vorbe demeure sous le coup d’une interdiction d’entrée en République dominicaine en vigueur depuis le 13 octobre 2025. Cette décision, selon elle, découle d’informations des services de renseignement et est appliquée par la Direction générale des migrations.
Cette position intervient alors qu’un juge fédéral américain, Darrin Gayles, a validé un accord entre les autorités américaines et l’homme d’affaires, prévoyant son expulsion vers la République dominicaine dans un délai maximal de sept jours, par vol commercial.
Détenu depuis plus de huit mois au centre de rétention de Krome North SPC, à Miami, Dimitri Vorbe avait été arrêté en septembre 2025 par les services de Homeland Security Investigations. Les autorités américaines l’accusent de liens présumés avec des groupes armés opérant en Haïti dans le cadre d’une campagne de violence.
Selon l’accord validé par la justice américaine, l’homme d’affaires doit également renoncer aux poursuites engagées contre le gouvernement des États-Unis dans le cadre de la procédure.
Le refus dominicain soulève désormais une incertitude juridique et diplomatique sur la suite de la procédure d’expulsion, aucun autre pays de destination n’ayant été confirmé à ce stade.
Cette affaire rappelle celle de l’homme d’affaires haïtien Reginald Boulos, également détenu à Miami puis expulsé vers la Colombie après plusieurs mois de rétention.
Maken Louis