La situation humanitaire continue de se détériorer dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. L’ONU tire la sonnette d’alarme face à l’augmentation rapide du nombre de personnes contraintes de fuir la violence armée.
Port-au-Prince, 13 mai 2026 — Plus de 5 000 personnes ont été forcées d’abandonner leur domicile à la suite de récents affrontements armés à Cité Soleil, selon des données publiées mercredi par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) sur son compte officiel X.
Cette nouvelle vague de déplacements illustre l’aggravation de la crise sécuritaire et humanitaire dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, déjà fragilisée par une insécurité chronique et une précarité socioéconomique persistante.
D’après l’OCHA, les familles déplacées font face à de graves difficultés pour accéder aux services essentiels, notamment l’eau potable, la nourriture et les soins de santé. Beaucoup ont fui dans l’urgence, laissant derrière elles leurs biens et leurs moyens de subsistance.
Femmes, enfants et personnes âgées figurent parmi les principales victimes de ces violences. Sans solutions d’hébergement stables, plusieurs déplacés vivent dans des conditions précaires, dépendant largement de l’aide humanitaire.
Ces derniers jours, des groupes de déplacés ont organisé des mouvements de protestation sur la route menant à l’aéroport international Toussaint Louverture, perturbant la circulation afin de dénoncer l’insécurité et attirer l’attention sur leurs conditions de vie difficiles.
Sur le terrain, l’expansion continue de groupes armés dans plusieurs quartiers stratégiques de la capitale complique davantage les opérations humanitaires et limite la libre circulation des civils.
Face à cette situation, les organisations humanitaires appellent à une réponse urgente et coordonnée afin de répondre aux besoins croissants des populations affectées et éviter une détérioration encore plus grave de la crise humanitaire en Haïti.
Maken Louis