
En mission officielle au siège des Nations Unies, le directeur de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), Hans Joseph, poursuit une série de rencontres diplomatiques destinées à sensibiliser les partenaires internationaux aux conséquences de la corruption sur la crise multidimensionnelle que traverse Haïti. Selon lui, corruption, impunité et insécurité sont intimement liées et appellent une réponse coordonnée de la communauté internationale.
Au cours de la journée du 24 juin, le responsable de l’ULCC s’est entretenu avec des représentants des missions permanentes de la France, du Canada, d’Haïti, de la Lettonie et du Panama, ainsi qu’avec des responsables de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Ces échanges, organisés en prélude à une séance de briefing à huis clos du Conseil de sécurité, ont notamment permis de partager les analyses sur les liens entre la corruption, l’impunité et la détérioration de la situation sécuritaire en Haïti, tout en mettant en avant les résultats enregistrés par l’ULCC dans la lutte contre la corruption.
Les discussions se sont poursuivies ce 25 juin avec les experts du Conseil de sécurité des Nations Unies. Hans Joseph y a réitéré son plaidoyer en faveur de la suppression des obstacles juridiques qu’il estime de nature à freiner la lutte contre la grande criminalité financière, tout en appelant les partenaires d’Haïti à maintenir leur mobilisation face aux défis qui menacent les efforts entrepris.
À l’issue de ces consultations, le directeur de l’ULCC a résumé sa vision de la gouvernance par une formule qu’il juge sans équivoque : « Lutter contre la corruption est comme nettoyer des escaliers, il faut commencer par le haut. » Une déclaration qui traduit, selon lui, la nécessité d’une volonté politique au plus haut niveau pour combattre efficacement la corruption et l’impunité.