

La ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, a pris part, le mardi 20 mai 2026 à Rabat, au Maroc, à la Deuxième Conférence ministérielle sur le maintien de la paix en environnement francophone. Profitant de cette tribune internationale, la chancelière haïtienne a lancé un nouvel appel à une réponse internationale plus soutenue face à la crise sécuritaire qui secoue Haïti.
La rencontre, co-présidée par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue français Jean-Noël Barrot, a réuni plusieurs représentants gouvernementaux et responsables d’organisations internationales autour des enjeux liés à la paix et à la coopération dans l’espace francophone. Le Secrétaire général des Nations Unies ainsi que la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont également pris la parole lors de cette conférence qui s’est conclue par l’adoption de la « Déclaration de Rabat ».
Dans son intervention au segment ministériel, Raina Forbin a présenté les efforts engagés par le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour tenter de rétablir l’autorité de l’État et améliorer les conditions sécuritaires dans le pays. Elle a notamment évoqué les démarches entreprises pour favoriser un retour progressif à l’ordre démocratique et constitutionnel.
La cheffe de la diplomatie haïtienne a surtout insisté sur l’urgence d’un appui international plus concret et mieux coordonné. Elle a renouvelé l’appel d’Haïti en faveur du déploiement de la Force de Répression des Gangs (FRG), estimant que les lenteurs enregistrées dans la réponse internationale aggravent davantage la souffrance de la population haïtienne déjà durement affectée par l’insécurité.
En marge de cette conférence, Raina Forbin s’est entretenue avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita. Les discussions ont porté sur plusieurs dossiers de coopération entre Haïti et le Maroc, notamment les questions de sécurité, la coopération académique, les investissements ainsi que plusieurs enjeux géopolitiques d’intérêt commun.