En visite pastorale en Angola, le pape Léon XIV a lancé un appel fort contre la corruption et la pauvreté, deux défis majeurs auxquels fait face ce pays d’Afrique australe. Lors d’une messe géante célébrée dimanche 19 avril devant des milliers de fidèles, le souverain pontife a exhorté les autorités et la population à « guérir » ce qu’il a qualifié de « fléau de la corruption ».
Dans son homélie, Léon XIV a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif pour bâtir une société plus juste. Selon lui, la corruption fragilise les institutions, accentue les inégalités sociales et prive une grande partie de la population des ressources nécessaires à son développement. Il a appelé les responsables politiques à privilégier l’intérêt général et à renforcer la transparence dans la gestion des affaires publiques.
Malgré ses importantes richesses naturelles, notamment pétrolières, l’Angola reste marqué par de profondes disparités économiques. Une grande partie de la population vit encore dans la pauvreté, tandis que l’accès aux services essentiels demeure limité dans plusieurs régions du pays.
Après la célébration religieuse, le pape s’est rendu au plus grand sanctuaire marial d’Angola, lieu symbolique de la foi catholique nationale. Cette étape spirituelle s’inscrit dans un programme axé sur la réconciliation sociale, la solidarité et l’espoir pour les communautés les plus vulnérables.
La visite de Léon XIV intervient dans un contexte où les attentes sociales sont fortes. À travers ses messages, le chef de l’Église catholique entend encourager un renouveau moral et promouvoir une gouvernance plus équitable afin de réduire les injustices sociales qui persistent dans le pays.
Maken Louis