La FIFA franchit une nouvelle étape dans sa politique de développement du football féminin. L’instance dirigeante a officiellement validé une règle obligeant désormais les clubs et les sélections à intégrer au moins deux femmes au sein de leur staff technique.
Dans le détail, cette mesure ne se limite pas à une présence symbolique : au moins une de ces femmes devra occuper un rôle central, soit comme entraîneure principale, soit comme entraîneure adjointe. Une exigence qui vise à garantir une réelle implication dans la prise de décisions sportives.
Cette décision intervient dans un contexte où, paradoxalement, de nombreuses équipes féminines sont encore dirigées par des hommes. Malgré la progression du football féminin sur la scène internationale, l’accès des femmes aux postes techniques de haut niveau reste limité.
En imposant ce quota, la FIFA cherche à accélérer le changement, en forçant les structures à repenser leurs pratiques de recrutement et à offrir davantage d’opportunités aux entraîneures.
La réforme entrera en vigueur en septembre 2026, avec une première application lors de la Coupe du monde féminine U20 organisée en Pologne. Ce tournoi servira de test grandeur nature pour cette nouvelle réglementation.
Au-delà de l’obligation, cette initiative pourrait transformer en profondeur le paysage du football féminin. Elle encourage non seulement l’inclusion, mais aussi la montée en compétences d’une nouvelle génération de techniciennes.
Si certains y verront une contrainte, d’autres saluent déjà une avancée nécessaire pour rendre le football féminin plus cohérent avec ses valeurs d’égalité et de représentation.
✍🏿 Richard Felissaint