Port-au-Prince, 29 avril 2026 — L’ancien ministre de la Justice haïtien, Lucman Delille, s’est fermement opposé à toute initiative visant à engager des discussions avec des groupes armés opérant en Haïti, dénonçant une campagne circulant notamment sur les réseaux sociaux en faveur d’un supposé « accord de paix » avec la coalition criminelle « Viv Ansanm ».
Dans une prise de position sans ambiguïté, l’ex-commissaire du gouvernement de Port-au-Prince estime qu’ouvrir des négociations avec des gangs reviendrait à légitimer leurs actions. Selon lui, la recherche de la paix ne peut passer par des arrangements politiques avec des organisations impliquées dans des actes de violence, d’assassinats et de destruction d’infrastructures publiques.
Lucman Delille plaide plutôt pour une réponse judiciaire rigoureuse. Il appelle les autorités à privilégier l’arrestation des chefs de gangs, leur traduction devant la justice et leur condamnation, considérant que seule l’application stricte de la loi permettra de rétablir l’autorité de l’État.
L’ancien ministre insiste également sur la nécessité d’identifier les réseaux de financement et les commanditaires derrière l’insécurité persistante, affirmant que la lutte contre la violence doit viser non seulement les exécutants, mais aussi ceux qui soutiennent et instrumentalisent les groupes armés.
Rejetant toute idée d’amnistie ou d’accord politique avec les gangs, Lucman Delille affirme que la priorité nationale doit désormais être la reddition de comptes et le rétablissement de la justice face à la crise sécuritaire qui frappe le pays.
Maken Louis