À quelques mois des élections législatives prévues à l’automne, la scène politique israélienne connaît un tournant majeur. Les anciens Premiers ministres Naftali Bennett et Yaïr Lapid ont annoncé, dimanche 27 avril au soir, la formation d’une alliance électorale commune baptisée « Ensemble », avec pour objectif affiché de mettre fin au pouvoir du Premier ministre Benyamin Netanyahu.
Cette initiative marque un rapprochement stratégique entre deux figures importantes de l’opposition israélienne. Naftali Bennett prendra la tête de la nouvelle coalition, tandis que Yaïr Lapid s’engage à soutenir une plateforme politique centrée sur le rassemblement des forces modérées, libérales et centristes du pays.
Dans une déclaration destinée à rassurer son électorat, Naftali Bennett a précisé que l’alliance ne collaborerait qu’avec des partis sionistes, excluant ainsi toute coopération avec des formations jugées incompatibles avec cette ligne politique. Un positionnement qui vise à conserver l’appui de la droite modérée tout en élargissant la base électorale.
Les deux dirigeants espèrent créer un large front capable de rivaliser avec le bloc conservateur dirigé par Benyamin Netanyahu, au pouvoir depuis plusieurs années malgré de profondes divisions politiques et sociétales en Israël. Leur stratégie repose sur la volonté de mobiliser les électeurs lassés par l’instabilité politique et les multiples cycles électoraux qu’a connus le pays ces dernières années.
Cette alliance pourrait rebattre les cartes du scrutin à venir. Reste toutefois à savoir si ce nouveau rassemblement parviendra à fédérer suffisamment de partis et d’électeurs pour mettre fin à l’ère Netanyahu, figure dominante de la politique israélienne depuis plus d’une décennie.
La campagne électorale s’annonce désormais particulièrement disputée, dans un contexte marqué par des enjeux sécuritaires, économiques et diplomatiques majeurs pour Israël.
Maken Louis