La Police nationale d’Haïti (PNH) est en deuil après le décès d’Éline Médastin, figure marquante de sa communication institutionnelle et voix historique de l’émission radiophonique « Alo Lapolis ». Elle s’est éteinte dans la matinée du lundi 4 mai à l’hôpital Saint-Nicolas de Saint-Marc, selon une information confirmée par l’ancien coordonnateur de presse de la PNH, Hugues Brun Pierre.
Âgée de 51 ans, Éline Médastin était hospitalisée depuis plusieurs jours pour une insuffisance respiratoire. Son état de santé s’était progressivement dégradé, nécessitant une assistance en oxygénothérapie. D’après des proches de la famille, cette complication serait liée à un accident vasculaire cérébral (AVC) ayant conduit à l’indication d’une intervention chirurgicale urgente. L’opération n’a toutefois pas pu être réalisée en raison de l’absence de neurochirurgien disponible sur place.
Recrutée au sein de la PNH sous l’administration du directeur général Mario Andrésol, Éline Médastin a consacré près de quinze années à la communication de l’institution policière. Elle a travaillé aux côtés de plusieurs responsables du service de presse et s’est progressivement imposée comme une voix incontournable du dispositif audiovisuel de la police.
Son passage à l’émission « Alo Lapolis » a profondément marqué le public. À travers des expressions devenues populaires, notamment « Anba kòd » et « Bare yo », elle a contribué à forger une identité sonore reconnaissable de la communication policière. Selon Hugues Brun Pierre, elle se distinguait par une grande maîtrise du micro et de la communication écrite, participant activement à la structuration du message institutionnel de la PNH durant de nombreuses années.
La disparition d’Éline Médastin laisse un vide important au sein de la communication policière haïtienne, où sa voix était devenue, au fil du temps, un repère familier pour de nombreux auditeurs.
Maken Louis