
Le ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST) envisage de nouvelles mesures pour renforcer la lutte contre la traite des personnes en Haïti. Cette orientation a été évoquée lors d’une rencontre tenue le 29 juillet entre le ministre Marc-Elie Nelson et les représentants du Comité national de lutte contre la traite des personnes (CNLTP).
Réunis à l’initiative du comité, les participants ont examiné l’évolution de ce phénomène dans un contexte marqué par l’insécurité et la détérioration des conditions de vie de nombreuses familles. Les échanges ont également permis de faire le point sur les mécanismes de prévention, de protection des victimes et de poursuite des auteurs de ces actes.
Les responsables du CNLTP ont rappelé que le pays dispose d’un cadre légal consacré à la lutte contre la traite des personnes, notamment à travers ses engagements internationaux et la législation adoptée en 2014. Ils ont également insisté sur la nécessité de renforcer les moyens d’action du comité afin de mieux répondre aux défis persistants.
La situation demeure préoccupante, selon les discussions rapportées à l’issue de la rencontre. La domesticité infantile, le recrutement forcé d’enfants par des groupes armés, le travail forcé et certaines formes de traite transfrontalière continuent d’exposer de nombreuses personnes, en particulier les femmes et les mineurs, à des risques d’exploitation.
Parmi les pistes avancées figure la création d’un fonds spécial destiné à soutenir les interventions du CNLTP et à favoriser une meilleure prise en charge des victimes. Le MAST a également évoqué le renforcement de la structure du comité ainsi que la mobilisation de ressources en vue de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la traite des personnes pour la période 2025-2035.