

La Cour supérieure du Québec a donné gain de cause à Windy Phele dans le litige l’opposant à l’influenceur Jhon Colem Morvan. Elle conclut que les propos publiés à son endroit constituent de la diffamation, à l’issue de l’examen du dossier.
Dans ses motifs, le juge Sylvain Lussier estime que les accusations diffusées en ligne n’ont fait l’objet d’aucune vérification sérieuse avant leur mise en circulation. Il souligne que leur auteur n’a entrepris aucune démarche permettant d’en établir la véracité, malgré leur gravité. Le tribunal considère que ces allégations ont dépassé le cadre du débat public pour s’inscrire dans une logique de dénigrement. Il retient que cette dérive a porté atteinte à la réputation de Windy Phele.
La décision indique également que les éléments soumis par la défense ne permettent pas d’étayer les accusations relatives à la provenance des fonds évoqués. Le juge note qu’aucune preuve concrète n’a été produite par Jhon Colem Morvan pour soutenir ses affirmations. À l’inverse, Windy Phele a démontré la régularité de ses revenus ainsi que la légitimité des transferts financiers en cause.
En conséquence, la Cour ordonne le retrait des publications litigieuses sur les plateformes de l’influenceur dans un délai de cinq jours, ainsi que la diffusion de certains passages du jugement. Jhon Colem Morvan est également condamné à verser près de 50 000 dollars en dommages-intérêts, en plus des frais judiciaires. La décision met un terme au litige et rétablit Windy Phele dans ses droits.