Dans le cadre d’une entrevue exclusive accordée au journaliste Jonas Montes lors de sa participation à l’émission socio-politique baptisée « RANKONTRE », le journaliste Jacques Sampeur qui est également le PDG de la Radio-Télévision Antilles Internationale a dénoncé l’inaction de l’État face aux souffrances du peuple et la situation catastrophique du pays. « Ou pa ka yon chèf epi lè wap fè fas ak kèk difikilte pou wap plenyen menm jan ak yon senp sitwayen. Avan menm yo relew pou metew minis ou nan nenpòt lòt fonksyon an depiw gentan reflechi e konnenw pa konpetan pou li ou pa supoze pranl », a laissé entendre l’ancien président de l’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH).
Conscient des réalités désastreuses de nos compatriotes d’içi et d’ailleurs, M. Sampeur reconnaît que la presse a elle seule ne pouvait pas tout faire pour empêcher que nous arrivions là, toutefois, il reconnaît que les travailleurs de la presse doit encore continuer à mener la bataille en vue de contribuer à instaurer un véritable système démocratique en Haïti. Il a également rejeté d’un revers de main l’avis de ceux qui estiment que la presse haïtienne a piteusement échoué dans sa mission sur la base qu’elle a beaucoup lutté à ses risques et périls pour débarrasser le pays de la dictature des Duvalier, mais malheureusement ces derniers regrettent que la majorité de ces médias et journalistes se sont fait alliés au fil des ans de politiciens sans vision et corrompus qui ont démoli les bases de la construction d’une nouvelle société.
Faut-il aussi souligner que M. Sampeur a saisi l’occasion pour exprimer sa sympathie à l’égard des deux journalistes séquestrés depuis le vendredi 13 mars dernier par les bandits du gang « 5 Segond » mené par le chef de gang IZO 5 Segond au niveau du quartier dénommé Village de Dieu. Il conçoit très mal la publication d’un simple communiqué de presse sur cette affaire au nom du gouvernement par le Ministère de Communication déplorant l’enlèvement des deux confrères sans apporter des éclaircissements sur la possibilité qu’ils soient encore en vie ou exécutés par ces malfrats pendant que la famille des victimes et la corporation souffrent amèrement de leur absence. Il conseille aux jeunes confrères surtout ceux évoluant dans le secteur de presse en ligne d’anticiper sur tous les dangers auxquels ils sont exposés avant même de partir à la cueillette d’informations sur le terrain.
✍🏿Jonas Montes