
À l’approche de la saison cyclonique 2026, les autorités haïtiennes entendent renforcer leur dispositif de prévention et de réponse face aux risques naturels. C’est dans cette perspective que plusieurs membres du gouvernement ont présenté, ce mercredi 10 juin, les principales mesures envisagées lors d’une conférence de presse conjointe tenue dans les locaux de la Direction générale de la protection civile (DGPC), à Clercine.
Réunissant notamment les ministères de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, de l’Environnement, des Travaux publics, de la Santé publique, de l’Économie et des Finances ainsi que de l’Agriculture, cette rencontre a permis de faire le point sur les préparatifs engagés à l’échelle nationale. Les responsables ont mis en avant la nécessité d’une action coordonnée entre les institutions publiques afin d’anticiper les effets des fortes pluies, des inondations et des autres aléas susceptibles de marquer la saison.
Dans le cadre de ce dispositif, le ministère des Travaux publics a annoncé la poursuite des opérations de curage des ravins, des rivières et des canaux de drainage dans plusieurs régions du pays. Des interventions sont déjà en cours dans les zones considérées comme les plus exposées, tandis qu’une flotte de 162 engins lourds a été mobilisée pour soutenir les travaux préventifs et les éventuelles opérations d’urgence.
Le ministère de la Santé publique a, pour sa part, assuré que les structures sanitaires sont appelées à renforcer leur niveau de préparation afin de répondre rapidement aux besoins des populations en cas de catastrophe. De son côté, le ministère de l’Agriculture prévoit des actions visant à limiter les répercussions des intempéries sur la production agricole, alors que le ministère de l’Environnement a insisté sur l’importance de la protection des bassins versants et de la réduction des facteurs de vulnérabilité environnementale.
Tout en mettant en avant les moyens déployés, les autorités ont reconnu que l’état de dégradation de nombreux cours d’eau et bassins versants demeure une source de préoccupation. Elles ont ainsi appelé les collectivités territoriales, le secteur privé, les partenaires et la population à participer activement aux efforts de prévention, rappelant que la réduction des risques passe autant par l’action des institutions que par la vigilance collective.