Le président américain, Donald Trump, a lancé samedi un avertissement ferme à l’Iran, menaçant de cibler ses installations énergétiques si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert à la circulation maritime dans un délai de 48 heures.
Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, il a affirmé que les États-Unis frapperaient les centrales électriques iraniennes, en commençant par la plus importante, si Téhéran ne garantit pas une réouverture totale et sans menace de cette voie stratégique.
Parallèlement, l’armée américaine a indiqué avoir affaibli les capacités iraniennes dans la région en détruisant une installation souterraine majeure abritant notamment des missiles de croisière. Selon l’amiral Brad Cooper, chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), cette opération a réduit la capacité de l’Iran à perturber la navigation dans le détroit, tout en promettant la poursuite des frappes contre des cibles similaires.
La veille, Donald Trump avait pourtant évoqué la possibilité d’un désengagement progressif des opérations militaires, affirmant que les objectifs américains étaient sur le point d’être atteints.
Il a également suggéré que le contrôle du détroit d’Ormuz pourrait être assuré, si nécessaire, par les pays qui en dépendent.
La fermeture de ce passage stratégique par l’Iran, en réponse aux frappes menées par les États-Unis et Israël depuis fin février, a provoqué une forte perturbation du commerce mondial, en particulier celui des hydrocarbures, entraînant une hausse des prix à l’échelle internationale.