L’Ukraine observe ce vendredi une journée nationale de deuil après une série de bombardements russes massifs ayant frappé la capitale Kiev et fait au moins 24 morts, dont trois enfants, selon les autorités ukrainiennes. L’attaque est survenue seulement 48 heures après la fin d’un cessez-le-feu temporaire entre Moscou et Kiev.
D’après les services de secours, les équipes d’intervention poursuivent sans interruption les opérations de recherche dans les décombres d’un immeuble effondré dans le quartier de Darnytskyi. Le bilan fait également état de 47 blessés, tandis que plusieurs personnes restent portées disparues.
Cette offensive, menée dans la nuit de mercredi à jeudi, figure parmi les attaques les plus meurtrières visant la capitale ukrainienne ces derniers mois, plus de quatre ans après le début de l’invasion russe. Selon l’armée de l’air ukrainienne, la Russie aurait lancé 675 drones et 56 missiles contre le territoire ukrainien. Les systèmes de défense antiaérienne affirment avoir intercepté 652 drones et 41 missiles.
De son côté, la Russie a rapporté des frappes ukrainiennes sur la ville de Riazan, au sud-est de Moscou, ayant causé la mort de trois personnes et fait douze blessés. L’armée russe affirme également avoir abattu 355 drones ukrainiens durant la nuit de jeudi à vendredi, notamment au-dessus des régions frontalières et de la région de Moscou.
Malgré l’escalade militaire, les deux pays ont procédé à un échange de prisonniers de guerre, chacun récupérant 205 soldats détenus par le camp adverse, un rare signe de coopération dans un conflit qui demeure intensément actif.
Maken Louis